Méditations

Il portait au cœur, comme chaque être humain, un grand désir de plénitude. Avec une différence, peut-être : il en avait vraiment conscience. Une nuit, il fit un rêve. Un ange lui offrait une échelle avec laquelle il allait pouvoir monter assez haut pour mettre sa tête dans le ciel. Tout de suite, il l’utilisa… À son réveil, il gardait en lui uniquement le souvenir de l’immense joie qui inonda son cœur lorsqu’il avait soulevé un coin du ciel. Depuis lors, il n’eut de cesse de revivre ce moment-là. Et cela lui arriva de plus en plus fréquemment. Un geste de tendresse, un sourire complice, les premiers pas d’un enfant… chacun de ces instants était empreint d’éternité… On dit que nous avons tous reçu, en songe, la visite de l’ange à l’échelle. Heureux ceux qui s’en souviennent !

Marie-Françoise Salamin

Qu’est-ce que l’écoulement du temps sinon la réalisation progressive d’un projet divin, celui de connaître Dieu, de l’aimer et de nous aimer les uns les autres ?

Marie-Joseph Huguenin

Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m'a permis de continuer. Vous devez trouver ce que vous aimez. Cela est vrai pour votre travail comme pour vos relations. La seule façon de faire du bon travail, c’est d’aimer ce que vous faites. Si vous n’avez pas encore trouvé, continuez à chercher. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.

Steve Jobs

Il était une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier.
Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi.
Les conciliabules furent longs et animés. Ils furent même véhéments.
Il s’agissait d’exclure de la communauté un certain nombre de membres.
Un prit la parole :
« II nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde. »
Un autre dit :
« Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche. »
« Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur, il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le. »
Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ?
Et que la mine et la râpe s'en aillent aussi. À vivre avec elles, ce n’est que frottements perpétuels.
Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit toujours de froisser.
Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L’histoire ne dit pas si c’était le marteau qui accusait la scie et le rabot la lime, mais il est probable que c’était ainsi, car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.
La réunion bruyante prit fin subitement par l’arrivée du charpentier dans l’atelier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi.
Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grinche.
Il rabota au rabot tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche.
Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère
papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action ; le charpentier prit
alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage.
Il se servit de tous ces outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau. Pour accueillir l’Enfant à naître, pour accueillir la vie.

Anonyme

 

En naissant comme un homme véritable,

Jésus Christ n'a jamais cessé d'être vrai Dieu;

il a réalisé en lui les débuts d'une création nouvelle

et il a donné au genre humain, par la manière dont il est né, un principe spirituel.

Saint Léon le Grand

 

Séquence de Pentecôte 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres, viens dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le Salut final, dans la joie éternelle. Amen !

Liturgie de Pentecôte

Les cendres du premier mercredi de Carême nous rappellent au Deuil ! Un Deuil qui va permettre le « manque », comme un « vide », mais aussi comme un « Espace » ! Un Espace pour que s’y déploie une greffe entre nos Cendres et la réalité de la promesse chrétienne : la Résurrection, ultime passage et transformation pour le Royaume d’un « Être avec », un Être tout en surprise, tout en mouvement, tout en créativité, tout en accueil et don, tout en relation, tout en communion…

Michelle Foucault

Si l’inconscient présente souvent un sens et son contraire, c’est peut-être parce qu’il est en nous l’instance que transcende l’opposition fidélité-trahison (…). C’est ce par quoi l’une rejoint l’autre et la met à l’épreuve. En voici un exemple : après la seconde guerre, des rescapés des camps de la mort, jusque-là très croyants, ont dit : “après ce qui s’est passé , Dieu c’est fini, je n’y crois plus.” Cette “trahison” résonne comme une croyance émouvante, désespérée, poussée dans ses retranchements. S’il a laissé faire ça, je ne crois plus en lui. Autrement dit : on inscrit qu’il a laissé faire ça, qu’il existe donc bel et bien, et qu’en plus on lui en veut – ça fait un lien plutôt solide. Bref, on continue la scène de ménage très biblique avec le divin (…) ; et l’on affirme ce “Dieu” d’autant plus qu’on le trahit. Cela confirme au passage que l’athéisme militant est une religion qui s’ignore. (…) Du coup, la fidélité comme ses contraires méritent mieux que d’être simplement refoulés. Ils valent d’être traversés.

Daniel Sibony

Notre bon Seigneur répondit donc à toutes mes questions à et à tous mes doutes. Il me réconforta par ces paroles : “Je puis tout tourner en bien, Je sais tout tourner en bien. Je vais tout tourner en bien. Je veux tout tourner en bien. Et tu le verras toi-même toutes choses tourneront en bien”. (…) Par ces cinq paroles, Dieu veut que nous soyons dans une enceinte de repos et de paix.

Julienne de Norwich

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Elles sont indicibles, les hauteurs où nous porte l’amour. L’amour nous unit à Dieu, l’amour couvre la multitude des péchés. L’amour supporte tout ; l’amour est patient pour tout ; rien de mesquin dans l’amour, rien de méprisant ; l’amour ne connaît pas la division, ne pousse pas à la révolte ; l’amour agit toujours dans la concorde ; c’est dans l’amour que tous les élus de Dieu ont obtenu la perfection ; sans l’amour, rien n’est agréable à Dieu. C’est dans l’amour que le Maître nous a fait venir à lui. C’est à cause de son amour pour nous que Jésus Christ notre Seigneur a donné son sang pour nous, selon la volonté de Dieu, sa chair pour notre chair, sa vie pour nos vies.

Saint Clément de Rome aux Corinthiens

Les « plaies » de l'humanité « attendent d'être soulagées et guéries

par les plaies glorieuses du Seigneur ressuscité »

Benoît XVI

Tous ceux et celles qui cherchent à s’engager sur le Chemin de la Vérité et de la Vie et donc de l’Amour, là où ils se trouvent et comme ils le peuvent, participent, construisent, inventent, créent, pour eux-mêmes, et de part en part pour les autres, de l’Espace, un autre Espace, pour le bonheur et l’éternité ! C’est de cet espace qu’il est question lorsque le Christ parle du “Royaume”... Un Royaume rendu accessible lorsqu’on y croit, qu’on l’espère, qu’on y investit sa foi, sa soif de sens... Ce Royaume existe, il est à découvrir, à habiter, à vivre, à colorer de toutes nos petites touches personnelles, sans lesquelles il lui manquerait du sens. Ce Royaume est le sens de nos vies, et nous sommes le sens de ce Royaume, car c’est un univers relationnel.
Comme cela se dit souvent dans l’Église, le Christ s’est fait “humain” pour que l’humain accède et se fasse Dieu, c’est-à-dire accède à sa vocation, qu’il soit pleinement “Amour”, dans la justesse et la gratuité, à l’image de Dieu. La Vie est relation, et son sommet c’est l’Amour, l’Amour avec un grand “A”, l’Amour selon Dieu.
La Lumière de Pâques nous a été acquise par le Christ, elle ne peut donc nous être enlevée, marchons vers elle, accueillons-la, elle est victoire et Vie. Amen !

Michelle Foucault

 

Prière à Marie et Joseph

Réjouissez-vous, Marie et Joseph, comblés de grâce,

le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénis entre tous les êtres,

et Jésus, votre Enfant chéri, est béni.

Sainte Marie, saint Joseph, priez pour nous, pauvres pécheurs,

maintenant et à l’heure de la mort. Amen !

 

Prière de l’Angélus à Marie et Joseph

L’Ange du Seigneur porta la Bonne Nouvelle à Marie, l'épouse de Joseph

Et elle conçut du Saint-Esprit,

Puis, il annonce à Joseph

Prends chez toi Marie ton épouse !

Tous deux communiant à ce grand Mystère

Ils ne font qu'un seul cœur en Jésus.

Réjouissez-vous, Marie et Joseph, comblés de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénis entre tous les êtres, et Jésus, votre Enfant chéri, est béni ! Sainte Marie, Saint Joseph, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de la mort.

Priez pour nous sainte Marie et saint Joseph

Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ

Daigne, Seigneur, notre Père, répandre la grâce de l'Esprit Saint en nos cœurs. Par le message de l’Ange, tu nous as révélé l’Incarnation de ton Fils bien-Aimé. Conduis-nous par les mérites de sa Passion, avec le secours de Marie et de Joseph, jusqu’à la gloire de la Résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen !

 

« Ce n'est pas la science qui rachète l'homme. L'homme est racheté par l'amour. Cela vaut déjà dans le domaine purement humain. Lorsque quelqu'un, dans sa vie, fait l'expérience d'un grand amour, il s'agit d'un moment de « rédemption » qui donne un sens nouveau à sa vie. Mais, très rapidement, il se rendra compte que l'amour qui lui a été donné ne résout pas, par lui seul, le problème de sa vie. Il s'agit d'un amour qui demeure fragile. Il peut être détruit par la mort. L'être humain a besoin de l'amour inconditionnel. Il a besoin de la certitude qui lui fait dire: « Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ » (Rm 8, 38-39). Si cet amour absolu existe, avec une certitude absolue, alors – et seulement alors – l'homme est « racheté », quel que soit ce qui lui arrive dans un cas particulier. C'est ce que l'on entend lorsque l'on dit: Jésus Christ nous a « rachetés ». Par lui nous sommes devenus certains de Dieu – d'un Dieu qui ne constitue pas une lointaine « cause première » du monde – parce que son Fils unique s'est fait homme et de lui chacun peut dire: « Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2, 20). »

Benoît XVI, Encyclique sur l'Espérance, n° 26

 

O grandeur inouïe de la vie chrétienne !

Dans quelle captivante beauté, dans quel océan d'amour nous vivons !

Est-ce possible que Dieu nous aime à ce point ?

Marthe Robin

 

Ce que l'homme contemple, il le reflète.

Michel Maret

 

J’aime une clarté, une voix, un parfum, une nourriture, un enlacement

quand j’aime mon Dieu :

c’est la clarté, la voix, le parfum, l’enlacement de « l’homme intérieur »

que je porte en moi, là où brille pour mon âme une clarté que ne borne aucun espace,

où chantent des mélodies que le temps n’emporte pas,

où embaument des parfums que ne dissipe pas le vent,

où la table a des saveurs que n’émousse pas la voracité,

et l’amour des enlacements que ne dénoue aucune satiété ;

voilà ce que j’aime en aimant mon Dieu !

Le bien inexprimable, le bien plein de bienfaits, le Créateur qui est bon,

et qui a créé tous les biens, c'est Lui qui fera tes délices,

car c'est de lui que tu reçois tout ce qui fait tes délices.

Saint Augustin

 

La liberté est possession inaliénable de soi en même temps qu’ouverture universelle

à tout ce qui existe,

par la sortie de soi vers la connaissance et l’amour de l’autre.

Elle s’enracine donc dans la vérité de l’homme et elle a pour fin la communion.

Jean-Paul II

 

« Nos communautés chrétiennes doivent devenir

d'authentiques écoles de prière (…).

Il faut alors que l'éducation à la prière devienne en quelque sorte

un point déterminant de tout programme pastoral. (...)

Faire de l'Église la maison et l'école de la communion :

tel est le grand défi qui se présente à nous dans le millénaire qui

commence, si nous voulons être fidèles au dessein de Dieu

et répondre aussi aux attentes profondes du monde »

Jean-Paul II

 

Dans le récit de l’échelle de Jacob, les Pères ont vu exprimé symboliquement,

de différentes manières, le lien inséparable entre montée et descente,

entre l’eros qui cherche Dieu et l’agapè qui transmet le don reçu. (...)

Celui qui a bu à la source de l’amour de Dieu

devient lui-même une source

d’où «jailliront des fleuves d’eau vive» (Jn 7, 38).

Benoît XVI

 

Dans l’unité de Dieu, il y a le Père et le Fils en face l’un de l’autre,

et cependant un dans l’Esprit et dans la nature qui scelle l’unité des Trois.

Être deux c’est là quelque chose de proprement divin lorsqu’un troisième les unit.

C’est pourquoi le monde a été créé dans ce Deuxième, et dans ce Troisième il reste

fixé en Dieu.

Hans Urs von Balthasar

 

Le royaume de Dieu est « un être avec »,

un être avec Dieu et mon prochain

dans l’Amour.

Michelle Foucault

 

Thérèse d'Avila écrit pour nous apprendre à nous disposer à accueillir la miséricorde de Dieu.

Dieu se complait avec le pauvre qui l'accueille dans la prière.

Si j’estime que je suis le dernier des derniers, je suis le privilégié du Seigneur.

Marie-Joseph Huguenin

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