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Editions Universitaires – Cerf, Fribourg - Paris 1993, 2e édition.
Présentation du livre
Parmi le grand nombre d'études consacrées à Thérèse
d'Avila, aucune à ce jour n'avait étudié dans toute
son ampleur l’expérience extraordinaire de la miséricorde
divine qui a forgé cette femme de génie.
Marie-Joseph Huguenin, carme, analyse d'abord la genèse de cette
expérience. Il la situe dans son cadre social, historique et dans
l'itinéraire spirituel qui l'a vue naître. Il aborde ensuite
ses conséquences et ses ramifications au niveau de l'œuvre
doctrinale de la sainte: la miséricorde divine apparaît clairement
comme la clé de la pensée thérésienne. Thérèse
nous amène, par son expérience personnelle, à la
contemplation du Dieu vivant et nous conduit au cœur même de
la Révélation biblique, qui dévoile essentiellement
que Dieu est Miséricorde: Thérèse témoigne
de ce Dieu qui se penche vers l'homme avec amour, pour lui révéler
sa dignité, pour partager avec lui une amitié divine.
Cette mise en lumière fait naturellement déboucher la recherche
sur son actualité. Aujourd'hui plus que jamais, peut-être,
la miséricorde apparaît comme la réalité qui
peut seule donner à l'homme un avenir. Il s'agit tout d'abord de
montrer clairement que Dieu n'est pas indifférent à l'homme,
mais au contraire la source de sa dignité. Qu'il fait de lui une
personne miséricordieuse capable de répondre au défi
de notre temps. Le caractère expérimental de la démarche
thérésienne apparaît convaincant. C'est aussi tout
le visage de l’Église qui se révèle en transparence
à travers cette visionnaire: l’Église est appelée
à être le lieu de la contemplation et de la miséricorde.
La première édition - épuisée en moins de
deux ans - a suscité une nouvelle édition, entièrement
revue, nouvellement présentée, avec une bibliographie mise
à jour et un index des matières.
Traduction italienne de l’œuvre : Marie-Joseph Huguenin, L’esperienza
della divina misericordia in Teresa di Gesù, Edizioni OCD, Rome
2005, 340 p. 18,50 euros.
Extraits de recensions:
«Ce beau livre sur sainte Thérèse offre une nouvelle
lecture et comme une nouvelle interprétation de l’ensemble
de la doctrine thérésienne à partir d’un point
de vue tout à fait central: la miséricorde divine. Il comprend
deux grandes parties: la première, intitulée ‘La genèse
de la pensée thérésienne’, de caractère
analytique et historique, sert de fondement à la deuxième,
intitulée ‘La synthèse doctrinale’. Dans toute
cette première partie, on est frappé par l’ampleur
de la recherche et aussi par l’équilibre des appréciations:
l’auteur intègre un grand nombre d’aspects et de point
de vue différents, sans jamais absolutiser l’un ou l’autre.
Construite sur un aussi solide fondement, la deuxième partie est
caractérisée par le point de vue proprement théologique.
L’Auteur y montre clairement l’aspect trinitaire et christocentrique
de la miséricorde. Avec une grande sûreté théologique,
il ne craint pas d’affronter certaines délicates questions
de la théologie contemporaine. Enfin, il convient de souligner
la qualité spirituelle de ce beau livre, qui fait apparaître
de façon nouvelle l’actualité de Thérèse
Docteur de l’Église.»
Teresianum
«Notre époque, si marquée par la dureté du
monde et cependant si inaccessible au message chrétien d’espérance
sur le mystère d’iniquité, ne peut trouver la paix
que dans la reconnaissance d’une misère révélée
et sauvée par la miséricorde divine. L’auteur voit,
d’autre part, la miséricorde divine comme une action totalisante,
guérissant totalement tout l’homme, si l’on peut dire.
Il en voit en effet l’aboutissement, selon Thérèse,
dans le mariage spirituel, c’est-à-dire la plus haute union
possible en ce monde entre Dieu et l’homme.»
Carmel
«Originale par sa méthode comme par le choix du sujet, cette
thèse de la Faculté de théologie de Fribourg considère
le thème de la miséricorde divine comme récapitulatif
de l’expérience intime et du message de sainte Thérèse.
Le volume, où abondent les citations textuelles et qui témoigne
d’une étude approfondie de toute l’œuvre écrite
de sainte Thérèse, contient une chronologie et une bibliographie
commentée.»
Nouvelle Revue Théologique
«Un des objectifs du P. Huguenin est de démontrer que c’est
Dieu qui crée l’homme et en fait un saint précisément
par la surabondance des miséricordes qui l’inonde. Dans ce
but, il insiste sur l’évangélisme de la doctrine de
Thérèse, ‘amie’ de Jésus Christ ‘incarnation
de la miséricorde divine’. L’oraison, l’oraison
thérésienne, fut - et peut être encore, pour nous
tous - le lieu privilégié de cette miséricorde. L’auteur
veut proposer aux hommes d’aujourd’hui ce qui fut non seulement
l’enseignement de Thérèse, mais le secret vital qu’elle
veut, humblement et passionnément, révéler.»
L’Osservatore Romano
«Il est bien connu que Sainte Thérèse avait donné
au livre de son autobiographie le titre ‘Les miséricordes
de Dieu’, indiquant ainsi clairement la finalité qu’elle
avait eue en l’écrivant: narrer les grandes miséricordes
que Dieu avait faites et continuait à faire à son âme.
Mais jusqu’à aujourd’hui, il n’existait pas d’ouvrage
qui eut étudié avec tant d’ampleur et de profondeur
cette extraordinaire expérience de la miséricorde divine
chez la Sainte. Expérience qui constitue, sans doute, la clé
d’or pour interpréter toutes ses œuvres.»
Carmelus
«Le titre de l’ouvrage désigne l’objet de cette
analyse interdisciplinaire - la première exhaustive du genre -
qui convainc par sa fervente érudition. Et avec laquelle le lecteur
chemine dans les clartés de la miséricorde, signe fondamental
de l’amitié divine.»
Construire
«L’auteur nous introduit dans cette merveille incomparable
qu’est l’intelligence et le cœur d’une femme de
génie, Thérèse d’Avila, qui a marqué
l’histoire de l’Église et que Paul VI a élevée
à la dignité de Docteur de l’Église.»
Le Nouvelliste
«L’auteur nous offre une œuvre précieuse et riche.
Non seulement par le thème, mais aussi par la manière de
le mener à terme. Il suffit que le lecteur examine un peu le contenu
pour se rendre compte de l’ampleur avec laquelle le sujet est traité,
sans rien laisser dans l’ombre. Félicitons le P. Huguenin
pour ce savoureux travail thérésien.»
Revista de Espiritualidad
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